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24.12.06

Le conte des deux malades (2/2)

(suite et fin)

Les jours et les semaines passèrent. Un matin à l’heure du bain, l’infirmière trouva le corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Attristée, elle appela les préposés pour qu’ils viennent prendre le corps. Dès qu’il sentit que le temps était approprié, l’autre homme demanda s’il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre.
L’infirmière, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s’assura de son confort, puis elle le laissa seul.
Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s’appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d’œil dehors. Enfin il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait décrit, il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Or, tout ce qu’il vit fut : un mur !
L’homme demanda à l’infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé lui avait dépeint une tout autre réalité.
L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. « Peut-être a-t-il seulement voulu vous encourager » commenta-t-elle.
Epilogue :
Il y a un bonheur extraordinaire à rendre les autres heureux, en dépit de nos propres épreuves. La peine partagée réduit de moitié la douleur et le bonheur, une fois partagé, s’en trouve doublé.
Si vous voulez vous sentir riche, vous n’avez qu’à compter parmi toutes les choses que vous possédez, celles que l’argent ne peut acheter. Aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi on l’appelle : présent.


Je vous souhaite à tous un Joyeux Noël.